Le Parlement confirme son allégeance à la religion et à la monarchie

Drummondville, le 11 mai 2022 — La Chambre des communes a rejeté la motion du Bloc Québécois qui proposait d’abolir la prière lue en chaque début de séance et de la remplacer par un moment de réflexion personnel laissant davantage place aux choix et aux convictions de chacun. Alors que plusieurs autres gouvernances, dont le Québec en 1976, ont délaissé la prière, le Parlement s’ancre à cette pratique religieuse qui va à l’encontre des principes de neutralité et de laïcité de l’État auxquels prétend le Canada.

« L’intention qu’on avait en déposant cette motion était de faire en sorte que ce moment de réflexion soit plus représentatif de tous les parlementaires, mais aussi de l’ensemble des citoyens du Québec et du Canada. Il est franchement aberrant que malgré aucun argument de fond, aucune prétention valable à son encontre, notre motion n’ait pu être adoptée. La réalité, c’est que plusieurs voudraient maintenir la religion sans que les Québécois ne s’en rendent compte », déplore le député Martin Champoux, parrain de la motion.

« En 2022, on est plus qu’en droit d’exiger que cesse ce rite de vénération religieuse et monarchique qui date de 1877. Avec ses “Dieu tout-puissant”, “Prions pour notre souveraine et pour notre gouverneure générale”, cette pratique a des relents de soumission au catholicisme et à la monarchie. Elle n’a tout simplement pas sa place au sein d’une institution démocratique qui se doit d’être exemplaire quant au respect du principe de séparation des affaires de l’État et de la religion. En conservant la prière, on vient mettre de côté toutes les personnes qui ne sont pas à l’aise avec ces allégeances religieuse et monarchique. En matière d’ouverture et de laïcité, le gouvernement fédéral aurait plutôt avantage à s’inspirer du Québec qui a une bonne longueur d’avance », conclut le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet.

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