Ottawa est déconnecté de la réalité des organismes communautaires

Obstacles administratifs du programme Nouveaux horizons :

Drummondville, le 12 juin 2026 — Le député Martin Champoux dénonce les nouveaux obstacles administratifs que plusieurs clubs et organismes d’aînés doivent affronter pour se qualifier au programme Nouveaux horizons pour les aînés (PNHA). Dans Drummond, certains ont déjà fait part de leurs préoccupations au député quant à leur incapacité à respecter les récentes exigences.

Ces groupes, dont les sections régionales de la FADOQ et du Cercle des fermières, dépendent de ce programme et ne peuvent se conformer à ces règles ni le faire dans les délais impartis, ce qui met carrément en péril la survie de leurs projets et activités. Le député Champoux, aux côtés de ses collègues bloquistes, demande à la ministre responsable de revoir ces critères en tenant compte de cette réalité et, d’ici là, de reporter la réforme du PNHA.

« Cette situation crée énormément d’incertitude et d’anxiété au sein des clubs et d’organismes d’aînés de chez nous, dont la structure repose essentiellement sur l’engagement bénévole. Ottawa exige qu’ils s’enregistrent comme entreprise, ce qui pourrait prendre jusqu’à dix mois, alors qu’ils ne disposent que d’un mois pour soumettre leurs projets. Ce critère disqualifie aussi d’emblée certains petits groupes, notamment les sections locales de la FADOQ et des Cercles de fermières dont l’organisation mère est enregistrée au niveau national, mais pas elles. Ces exigences sont totalement déconnectées de la réalité de ces organismes communautaires voués aux aînés, souvent sans personnel de bureau ni comptable attitré pour composer avec ces écueils administratifs. C’est un casse-tête inimaginable pour les bénévoles qui s’investissent dans le mieux-être des aînés », déplore M. Champoux.

La porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Aînés, Andréanne Larouche, a écrit à la ministre responsable cette semaine afin de lui demander qu’Ottawa laisse le temps aux organismes de se conformer et s’assure qu’aucun ne soit disqualifié par des critères mal conçus qui deviennent de véritables obstacles administratifs.

« Les clubs d’aînés et sections locales de la FADOQ et du Cercle des fermières jouent un rôle essentiel dans la vitalité de nos communautés. Actifs dans toutes les régions du Québec, ils contribuent à briser l’isolement des aînés et à renforcer le tissu social de leur communauté. La réforme du PNHA du gouvernement libéral n’est pas conçue pour répondre à la réalité des organismes et des aînés québécois : au lieu de les aider, elle nuit à leurs projets. Nous demandons à Ottawa de la repousser et de retourner à la planche à dessin », conclut Martin Champoux.

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