Drummondville, le 6 novembre 2026 — Le député de Drummond, Martin Champoux, a dénoncé un budget fédéral qui rend les Québécois encore moins maîtres chez eux, qui ne répond pas aux demandes du gouvernement du Québec et qui ignore la plupart des attentes portées par le Bloc Québécois.
« Le budget reprend 20 fois le thème “maîtres chez nous” de la Révolution tranquille, mais ce sont les institutions canadiennes et les Américains qui deviennent davantage maîtres chez nous, et certainement pas les Québécois. Ce budget, que le gouvernement décrit lui-même comme étant de l’édification de la nation, construit effectivement sa vision du Canada au détriment de la marge de manœuvre financière du Québec. En santé seulement, on parle de près de 14 milliards que le Québec pourrait perdre sur cinq ans. Ottawa investit massivement dans la symbolique de son Canada fort pour contrer le nationalisme québécois, mais il n’a pas d’argent pour rembourser ses dettes envers le Québec. Les libéraux ne corrigent pas leur sacrifice de la culture après avoir inutilement plié devant Donald Trump. Ils ne proposent aucune mesure susceptible de compenser leurs reculs environnementaux historiques et maintiennent leurs subventions aux énergies fossiles. Cela confirme encore une fois que le Canada ratera ses cibles climatiques. Finalement, le budget ne contient aucune véritable mesure visant à mieux adapter notre économie face à Donald Trump. Sans équivoque, les Québécois ne sont pas davantage maîtres chez eux aujourd’hui », a déclaré le député Champoux.
Non aux demandes du Québec
Le budget ne rembourse pas les frais payés par Québec pour l’accueil des demandeurs d’asile, une dette de près de 700 M$ qu’Ottawa traîne depuis 2024. Ottawa diminue l’indexation des transferts en santé de 5 % à 3 % dès 2028 alors que Québec réclame plutôt une hausse. « C’est notre monde, les aînés et les malades au premier chef, qui va en souffrir le plus. Le Québec ne peut pas absorber une coupe fédérale en santé. Clairement, les libéraux de Mark Carney n’ont pas l’intention de faire leur part pour la construction du nouvel hôpital dont nous avons urgemment besoin à Drummondville », déplore M. Champoux.
Quelques gains, mais surtout des reculs
Les attentes budgétaires du Bloc Québécois ne trouvent que partiellement réponse dans le document budgétaire libéral. « Nous sommes satisfaits de la hausse de la prestation pour l’épicerie, une de nos demandes visant à aider les gens à faire face à la hausse du coût de la vie. Le milieu culturel aura enfin les 600 M$ promis par Ottawa, mais la joie sera de courte durée. La culture constatera qu’il n’y a plus un sou dès l’an prochain alors qu’il faut toujours rétablir les redevances des géants américains du numérique. Nous saluons que le Crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique soit étendu à la radio et à la télé, une autre des demandes que j’ai personnellement portée au nom des radiodiffuseurs qui produisent du contenu d’information. Enfin, nous sommes partiellement d’accord avec les réinvestissements face aux crises du logement et de l’itinérance », a expliqué Martin Champoux. « On peut dire en conclusion que ce budget, en matière de résilience économique, d’environnement et de fédéralisme coopératif, c’est 500 pages de reculs ».