Drummondville, le 17 mars 2026 — Je me réjouis de l’annonce d’aujourd’hui qui nous rapproche enfin de la construction d’un nouvel hôpital à Drummondville.
Il est important de saluer l’engagement et la détermination de la Coalition pour un nouvel hôpital régional à Drummondville qui multiplie les représentations auprès du gouvernement du Québec depuis près de quatre ans.
Mais par‑dessus tout, c’est au personnel de l’Hôpital Sainte‑Croix que je voue la plus grande admiration. Peu importe leur rôle, toutes et tous sont touchés quotidiennement par la vétusté des installations. Malgré cela, ils font preuve d’une résilience remarquable avec un seul objectif en tête : offrir à la population des soins dignes de ceux auxquels on s’attend au Québec, en 2026.
Ils sont au bout du rouleau, on le serait à moins. J’espère de tout cœur que cette nouvelle leur donnera la force et le courage de continuer. On a bien besoin d’eux !
Cette annonce met toutefois en lumière les limites d’un système à bout de souffle. À Drummondville, comme dans plusieurs régions du Québec, des infrastructures sociosanitaires désuètes mettent à risque la qualité des soins, et parfois même la sécurité des patients et du personnel hospitalier. Il est essentiel de rappeler que la situation actuelle est en grande partie causée par le désengagement du gouvernement fédéral.
Plutôt que d’assumer la moitié du financement du système de santé, comme le prévoit l’entente constitutionnelle avec le Québec et les provinces, la contribution fédérale représente aujourd’hui moins de 25 % des coûts. Ce sont des milliards de dollars que retient Ottawa, qui économise ainsi sur le dos des Québécoises et des Québécois et qui s’ingère ensuite dans nos juridictions en imposant des conditions qui ne répondent ni à nos priorités ni à nos valeurs de société.
Le Québec ne peut assurer efficacement les soins à la population et maintenir ses hôpitaux en bon état si Ottawa ne fait pas sa juste part et ne se mêle pas, une fois pour toutes, de ses affaires.
Alors oui, réjouissons‑nous de cette importante étape franchie, mais profitons‑en aussi pour rappeler au gouvernement fédéral ses engagements en matière de transferts en santé. Il s’agit de notre argent, et nous en avons besoin pour soigner notre monde.