La santé publique et l’environnement doivent demeurer prioritaires

Affaiblissement des dispositions sur les pesticides :

Drummondville, le 10 juin 2026 — Le député de Drummond, Martin Champoux, dénonce les dispositions sur les pesticides prévues dans le projet de loi C-30, qui donneraient au Conseil des ministres le pouvoir d’invalider des décisions de Santé Canada et de réautoriser des pesticides interdits en raison des risques pour la santé ou l’environnement. Ces mesures pourraient notamment permettre de remettre en circulation des produits déjà jugés trop dangereux. Alors que débutait hier l’étude du projet de loi, les députés du Bloc entendent s’opposer à ces reculs graves et appellent les libéraux et les partis d’opposition à faire de même et à prendre le parti des consommateurs plutôt que celui du lobby pétrochimique.

Dans une région comme la nôtre, où l’agriculture occupe une place importante, ces décisions pourraient avoir des impacts sur la qualité de l’eau, des sols, ainsi que sur la santé des citoyens.

« Avec ses nouvelles mesures, Ottawa met en péril la santé et la sécurité de la population en se donnant le droit, par décret, d’exempter ou d’autoriser un produit parasitaire sous des prétextes aussi vagues que d’assurer “la sécurité économique et alimentaire”. Ottawa pourrait aussi, sous ces motifs, remettre en circulation un pesticide auparavant interdit parce qu’il comportait des risques environnementaux trop importants. C’est une véritable boîte de Pandore et ça laisse craindre de graves dérives, d’autant plus que la proximité entre le gouvernement Carney et le lobby pétrochimique est notoirement connue. Il s’agit du plus important recul en matière d’encadrement des pesticides depuis l’adoption de la Loi sur les produits antiparasitaires en 2002. Au Bloc, notre position est claire : c’est la science et la santé qui doivent primer, point barre ! », avise le député Champoux.

« Le Bloc Québécois n’est pas seul à être préoccupé par ces graves reculs : plusieurs scientifiques et organismes ont fait part de leurs inquiétudes au gouvernement, soulignant entre autres l’impact écologique non négligeable d’une telle réforme. Des scientifiques de 13 universités québécoises et canadiennes demandent notamment au gouvernement libéral de renoncer aux dispositions du projet de loi qui causeront, selon eux, “des dommages inacceptables à la santé humaine et à l’environnement”. Nous ne pouvons non plus appuyer ces reculs. Nous rappelons à ce gouvernement que son rôle est de veiller aux intérêts de la population et non à ceux des lobbys. Accepter ces modifications, ce serait laisser les lobbys tenir le crayon des réformes. Nous refusons de cautionner cela », conclut Martin Champoux.

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