Les libéraux sacrifient notre culture pour plaire à la Maison-Blanche

Redevances des géants du web :

Drummondville, le 4 juin 2026 — Le député de Drummond, Martin Champoux, dénonce qu’à peine les négociations commerciales avec les États-Unis commencées, le gouvernement libéral a déjà consenti à un recul majeur. Cette décision privera la culture et les médias québécois de milliards en redevances issues des géants d’Internet que sont Netflix, Disney, Amazon Prime et cie.

Le député déplore que le milieu culturel ne soit pas plus fermement défendu par les libéraux et qu’il soit sacrifié pour éviter que les géants américains du web ne paient leur juste part.

Le gouvernement libéral a demandé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de revoir sa décision d’imposer des redevances de 15 % aux géants américains de la diffusion en ligne en soutien au milieu culturel québécois et canadien. Il renonce ainsi à des sommes importantes qui proviendraient des plateformes américaines qui exploitent nos marchés de diffusion et qui auraient dû être investies en production de contenus québécois et canadiens.

« Après avoir privé l’an dernier le milieu culturel de 1,4 milliard de dollars en abandonnant la taxe sur les services numériques, les libéraux sacrifient de nouveau le financement de la création culturelle pour accommoder la Maison-Blanche. Ce sont des milliards de dollars par an auxquels on renonce pour soutenir nos milieux de la création et de la diffusion qui sont dans une grave détresse financière en ce moment, notamment parce qu’une part importante de leurs revenus publicitaires a migré vers ces mêmes géants américains », avise M. Champoux, aussi porte-parole du Bloc Québécois en matière de Patrimoine.

« Le gouvernement prétend compenser par 600 millions tirés des poches des contribuables — on est quand même loin du compte — se justifiant à l’effet que les GAFAM pourraient éventuellement augmenter les frais d’abonnements, ce qu’ils n’ont pourtant pas fait en Europe. Les gens peuvent choisir ou non de s’abonner à une plateforme, mais ils n’ont pas le choix de payer leurs impôts. Ils y sont abonnés de force. Donc, on y perd sur toute la ligne », signale le député Champoux.

« De la part d’un premier ministre qui se présentait en expert de la négociation, c’est une bien étrange façon que d’initier une négociation en se montrant faible et en amorçant les discussions par des concessions dans l’espoir d’obtenir quelque chose. On sacrifie les arts, la culture, les médias et particulièrement les médias dans les régions et les médias francophones. Avec le gouvernement libéral, c’est notre culture et notre identité qui sont au menu des négociations », conclut Martin Champoux.

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