L’État n’a pas à financer la religion dans nos assiettes

Programme fédéral d’investissement casher et halal :

Drummondville, le 16 janvier 2026 — Le député de Drummond, Martin Champoux, dénonce la création d’un programme fédéral qui sollicite les entreprises d’abattage à profiter d’une aide financière spécifique pour conformer leurs produits aux impératifs religieux casher et halal. Ce programme est assorti d’une enveloppe de 40 millions de dollars sur six ans.

« Ce n’est pas à l’État de faire ça ! », rappelle d’emblée Martin Champoux. « Que des entreprises veuillent offrir tel ou tel type de produits à leur clientèle, ça leur appartient et c’est légitime. Des programmes généraux sont d’ailleurs déjà disponibles pour les entreprises qui désirent investir dans leurs équipements. Ce qui est contestable et ce que le Bloc dénonce, c’est que des fonds publics soient spécifiquement mis de l’avant pour financer la conformité religieuse des viandes. C’est une nouvelle dérive multiculturaliste des libéraux, à l’opposé des principes de neutralité religieuse que l’État devrait tenir », s’indigne M. Champoux, aussi porte-parole du Bloc Québécois en matière de Laïcité.

« Manifestement, le programme fédéral d’investissement casher et halal contrevient aux principes de séparation de la religion et de l’État chers aux Québécois. Il constitue aussi un gaspillage d’argent éhonté. Face à un déficit colossal de l’ordre de 78 milliards de dollars où 40 millions peuvent sembler des bagatelles, le gaspillage de fonds publics reste contre-productif. Il y a chez nous de nombreux organismes communautaires, culturels ou des banques alimentaires à qui ces millions auraient judicieusement servi et dont la population aurait ainsi directement bénéficié. Le gouvernement libéral doit mettre fin à ce programme, garder les affaires de l’État hors de la sphère religieuse et faire un usage avisé des fonds publics. Et ça, il pourra toujours compter sur le Bloc Québécois pour le lui rappeler ! », conclut Martin Champoux.

Visionnez mes
interventions

Pour voir ou revoir mes prises de parole à la Chambre des communes.

Formulaire de contact